NUMA Un jour, on dira : « le mec, il parait qu’il a eu une idée, il a quitté son taf et bim ! 3 semaines après il avait monté un business qui faisait 5M€ de chiffre d’affaires ». Stylé. Mais avant que la légende de ma (future) success story n’efface l’histoire (la vraie) de ces premières semaines, jetons-y un oeil.

Nous voici donc lundi 5 janvier 2015, 1er jour officiel du projet «  Morning Challenge ».

8h45 : après un décollage difficile (conditions climatiques hors couette quasi cataclysmiques), je file d’un pas enthousiaste (aidé d’un métro qui l’est moins) vers l’espace de co-working de mon élection, celui qui verra naître mon projet : le NUMA.

9h10 : j’arrive à destination. Je foule pour la première fois cette nouvelle terre d’accueil, plein d’espoir, d’ambition, d’émotion. L’instant est solennel. Enfin visiblement, tout le monde s’en fout autour de moi. Ah ouais, ils bossent.

9h12 : cet instant « historique » passé, mon mac et moi, on décide de s’installer. Et de faire comme les autres : bosser.

Ok… mais j’attaque par quoi ?

Bon, reprenons les bases. En stock, j’ai 1 conviction, et 1 idée.

Ma conviction, c’est que si tant de gens ont du mal à se lever le matin, c’est parce qu’ils ne vivent pas une expérience enthousiasmante, valorisante et inspirante au réveil. Et l’une des raisons à cela, c’est que tous les matins nous utilisons des produits essentiellement fonctionnels et MOCHES – par exemple dans la salle de bain. Que celui, parmi vous ici présent, qui kiffe sa brosse à dent et son design aseptisé lève la main droite bien haut.

Donc mon idée, c’est de concevoir, produire et commercialiser de très beaux produits qui rendront votre expérience du matin beaucoup plus enthousiasmante, valorisante, inspirante : une belle brosse à dent en corne de buffle, un élégant rasoir en ébène de macassar, … C’est un début.

Ceci dit, ça ne dit pas pour autant par où commencer. Voyons.

Depuis que j’ai décidé de me lancer dans la création d’entreprise, j’ai reçu une foultitude de conseils : «  Ne crée pas ta boîte seul », « Ne le fais pas pour gagner de l’argent », « Lève vite des fonds »… Et in fine, j’ai fini par entendre un peu tout et son contraire. Pour la bonne et simple raison que ce qui vaut pour un projet ne vaut pas toujours pour un autre. J’ai par conséquent fait une première sélection de 4 conseils, qui semblent adaptés à mon « cas » :

  1. De chez toi, tu ne bosseras pas
  2. Avec le plus de gens possibles, de ton projet tu parleras
  3. Par ce que tu maitrises le moins, tu commenceras
  4. Pas plus de 5 cafés par jour, tu t’enfileras

Bon, avec ça, j’ai un début de réponse ! Je commence donc par contacter des gens (amis, amis d’amis, famille, ex-collègues, ex-clients, …) avec qui échanger sur mon projet. Et en parallèle, j’entame mes recherches sur la partie design et production. Le tout, au NUMA, avec un petit café. Jusque là, j’ai 4 / 4.

Les heures passent. Les jours défilent. A faire quoi ? Voici à quoi peut se résumer cette première semaine en quelques chiffres :

7 discussions sur mon projet
128 pages de résultats google consultées à la recherche de designer / fournisseur
3 emails reçus par jour (!)
8 heures de compilation d’un board d’inspiration produit, et 4 à faire les soldes
0 outil de gestion de projet simple, efficace, gratuit trouvé après 3h de recherche
80 lignes excel de planning projet
17 cafés
2 questions persistantes : on faisait comment avant google ? Et avant le café ?

C’est bien beau tout ça, mais il ne me reste maintenant plus que deux semaines pour aller chercher ces 5M€ de chiffre d’affaires et construire ma légende… faut pas que je traîne. J’y retourne. La prochaine fois, je vous en dis plus sur mes produits, et surtout je vous explique pourquoi je me sens tout passoire.

PS : je suis évidemment preneur de tous vos conseils & contacts pertinents
PS 2 : si vous avez lu jusque là et que vous n’êtes pas encore inscrits, allez
PS 3 : si vous trouvez ça intéressant, n’hésitez pas à partager avec qui de droit