Post #5 Ça y est. Cette fois, je le tiens. J’en suis sûr, c’est le bon. J’ai ENFIN trouvé mon nom de marque. J’en suis tellement convaincu que je me précipite sur mon téléphone et envoie 4 SMS pour sonder autant de personnes.

Les 2 premières réponses, « brillant » et « je mets 8/10 »,  confirment mon engouement ; jusque là, c’est parfait. Je commence à vraiment y croire, après 2 brainstorms et 10 jours de tergiversations.

Puis les 2 réponses suivantes tombent. Et mon enthousiasme avec. Malgré des formulations bien tournées, mes interlocuteurs peinent à cacher leur scepticisme.

Ça ne fait rien. Je ne vais pas lâcher si près du but. Puisque c’est comme ça, j’étends le champs de mon enquête ; ce sont maintenant 15 personnes qui doivent me dire si mon inspiration est bonne. Et plus largement, m’aider à choisir parmi une shortlist de propositions.

Sauf que je n’aurais pas dû faire ça.

En fait, un nom de marque, c’est comme un nom de nouveau-né. Tout le monde a un avis dessus (normal en même temps, je le sollicite), et tout le monde a un avis différent. Il y a ceux qui aiment la petite touche d’originalité, ceux qui préfèrent la sobriété & le classicisme, ceux qui penchent pour un nom à consonance internationale… Bref, même avec un tableau croisé dynamique pivotant à triple entrée pondéré par le beurre de la crémière, impossible de dégager un choix.

Et mine de rien, le nom de marque, ce n’est pas rien.
[Début de l’envolée lyrique] C’est quand même la bannière sous laquelle je vais raconter mon histoire, l’étendard de mon combat contre les matins fades et mornes, l’oriflamme qui flottera au sommet de mon empire d’accessoires haut de gamme du matin. [Fin de l’envolée lyrique]
En un mot comme en cent, ça serait bien de ne pas foirer totalement mon choix. En même temps, je ne peux pas me payer le luxe de passer 1 mois dessus.

Après avoir essayé par tous les moyens de dégager un vainqueur par consensus dans la shortlist (j’ai même tenté un pierre-feuille-ciseaux avec moi-même – non concluant), j’ai fini par me rendre à l’évidence. Un nom de marque, ça se réfléchit à plusieurs, puis ça se choisit seul. Le réfléchir à plusieurs permet de se construire une grille de lecture et d’évaluation solide ; le décider seul permet d’éviter de courir derrière un impossible consensus. Et une fois trouvé, un nom de marque ne se teste pas – ou alors avec beaucoup, beaucoup de parcimonie.

J’ai donc fini par choisir un nom que je n’avais soumis à personne. Un nom «  à potentiel » ; il n’incarne pas instantanément mon positionnement haut de gamme souriant, mais il en a le potentiel. A moi de développer, autour de ce nom, le bon territoire de marque.

Et puis avec un peu de chance tout le monde trouvera ça top. C’est comme un nom de nouveau-né, vous dis-je ; vous avez déjà dit à quelqu’un que le prénom de son enfant était à chier ? Et bah là, pareil.

La marque commerciale de mon entreprise sera donc : The Morning Company.

(Oui, tout ça pour ça. Les choses les plus simples sont parfois les plus compliquées à trouver. Dixit Steve Jobs)

Je ne prétends pas que ça soit génial, mais ce sera à moi d’en faire quelque chose de génial. J’y travaille, j’y travaille…

En quelques chiffres, le reste de ma semaine :
5 rendez-vous à l’heure du petit dej
2 excellents boudins noirs mangés (dont un ici)
25 merci beaucoup ! pour m’avoir aidé à réfléchir à mon nom de marque
163 réponses à mon questionnaire trop cool (cf post #4)
2 dépôts de marque à l’INPI
4 mots qui reviennent en boucle : moi – rien – bitter – fabrication
1 solution à (presque) tous mes problèmes : Google + 33cl de Quilmes

Sur ce, je retourne à l’ouvrage, qui en a bien besoin. Très belle semaine à vous, et longue vie à The Morning Company !

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