Post #8 En fait, ça me fait marrer. Pas que je comprenne tellement plus qu’avant, hein. Mais je trouve ça ludique. Quand je discute par téléphone avec mes fournisseurs, j’ai l’impression d’être sur Antenne 2 et de jouer à Pyramide :

« En deux :
– Moule
– mmm… thermo-injection ?
– Acétate – mmm … raccordement facette ! »
BOUING !!! (cloche de la victoire)

Et réussir à placer dans une même phrase usinertamponage et état de surface, en faisant en sorte que ça ait un sens, c’est comme marquer d’une reprise de volée en finale de Coupe du Monde. Si, si. J’exagère à peine. C’est sûrement l’ingénieur très très bien caché en moi qui émerge, très très doucement.

Bref, tout ça pour dire que ça avance. Doucement, mais ça avance. Heureusement d’ailleurs.

Le fait est que, plus que jamais, je me sens dépendant des gens qui m’entourent et travaillent sur mon projet. Comme je n’ai évidemment pas toutes les compétences & infrastructures pour tout mener à bien, seul, il me faut compter sur d’autres. Des partenaires, qu’il faut trouver, puis convaincre, motiver, et guider. Tout cela étant à la fois très stimulant mais aussi parfois… stressant.

Qui plus est, pour les convaincre, je n’ai pas le profil le plus sexy du monde…

Thomas, 31 ans, entrepreneur        («encore un jeune sans le sou»)
enthousiaste et dynamique,        («le genre à relancer tous les 2 jours quoi»)
avec projet ambitieux                  («ça, ça veut dire compliqué & emmerdant»)          
        cherche
partenaire expérimenté & fiable  («en plus, il se permet d’être exigeant !»)
si possible flexible                       («le mec va essayer de me payer en ticket resto»)
et réactif                                          («il va vouloir un prototype pour hier, c’est sûr»)
pour relation dans la durée         («on va déjà voir s’il est encore là dans 1 mois»)

Autant vous dire que parfois je me demande pourquoi les gens travaillent avec moi, sur mon projet. Ils doivent vraiment avoir envie de ré-enchanter eux aussi le matin ! En tout cas, je leur en suis d’autant plus gré. C’est vraiment méritoire de leur part de s’engager à mes côtés.

Du coup, je réalise qu’un des défis de l’entrepreneur, c’est d’apprendre à gérer sa dépendance aux autres. Elle est souvent inévitable ; mieux vaut donc la « subir » le moins possible. Plus facile à dire qu’à faire. A vu de nez, c’est un mix entre psychologie, bon sens, vigilance et… sûrement un peu (pas mal?) de chance. M’enfin comme disait un de mes anciens patrons : la chance, ça se mérite. Donc, au boulot.

En quelques chiffres, le reste de ma semaine :
3 878 euros dépensés ou engagés à date sur le projet
4 jours de pluie consécutifs à Biarritz (oui, j’ai le droit à des RTT, tout à fait)
3 emails salvateurs de lecteurs inconnus bienveillants (merci!!)
500 grammes de foie gras artisanal ingérés en 24h (même pas mal)
2 aides au financement identifiées pour mon projet (miam, des dossiers…)
1 nouvelle façon de relativiser : une tranche de Jabugo + un verre d’Irouleguy

Merci encore à tous pour votre soutien, vos messages, les repérages et découvertes que vous partagez avec moi… tout cela rend mon quotidien très enthousiasmant !

A mercredi prochain !

PS : comme d’hab’, pour ne rien rater et s’abonner, c’est par ici ! Suivez-moi