Post TMC 29

Bah oui. C’est pas encore fini. Même pas bientôt, d’ailleurs.

Enfin sauf si ça tourne court. En fait, ça dépend de l’issue de la bataille du moment : à savoir, la pro-duc-tion.

Moi qui pensais que ça serait comme dans les films… par exemple, vous avez déjà entendu Q dire à 007 : « James, écoute, on a eu une merde avec un fournisseur, du coup le laser de ta montre-laser ne fonctionnera pas. Par contre, elle pourra faire stroboscope » ? Non. Dans les films, quand le môsieur de la production appuie sur le bouton « Production », le plan d’après on le voit se balader entre ses caisses de produits finis d’un air satisfait. Et basta.

Et ben figurez-vous, ô surprise, que dans la réalité, c’est pas du tout comme ça. Surprenant, hein ? Surtout quand on a la témérité d’essayer de faire des pré-séries pour la presse, ou pour un usage… bien moins réjouissant. Un usage dont l’acronyme, lu d’une traite, porte en lui toute la douleur qu’il génère : « OIN ». Pour Organisation Internationale de Normalisation. Généralement mieux connue sous sa version anglophone : ISO. Oui, je vous parle de la terrible, la redoutable, la terrifiante norme ISO.

La norme ISO, c’est un peu la double peine de l’entrepreneur : il faut payer des gens (bon, ok…), pour qu’ils cassent vos produits (… hein?). Afin de vérifier que les produits cassent bien (snif). Ou pas trop vite (re-snif). Ou dans le bon sens (super-snif). Autant vous dire que c’est pas un moment fun-fun. M’enfin si j’ai bien compris, dans le fond, c’est un peu comme les épinards : c’est pas agréable sur le coup, mais à la fin ça rend plus fort.

[Même si, à bien y réfléchir, la montre-laser de James Bond est pas très ISO-compatible et ça ne l’empêche pas pour autant d’être systématiquement le plus fort…]

Bref, du coup j’ai dû trouver du réconfort ailleurs pendant ces mois d’été. Dans la lecture. Pour prendre un peu de recul. Et je suis tombé tout à fait par hasard sur un bouquin qui m’a beaucoup parlé, intitulé The Morning Challenge. Sans blague.

Bon, d’accord, ce n’est pas qu’une simple coïncidence. En fait, c’est MON livre. Une édition re-masterisée de mes articles publiés jusqu’ici, retraçant mon quotidien depuis le 1er jour jusqu’au lancement de The Morning Company. Avec évidemment quelques inédits en plus ET une chouette préface signée Gilles Fontaine (du magazine Challenges). N’hésitez pas à jeter un oeil (et découvrez les commentaires du Wall Street Journal & de The Economist sur le livre)Et bien sûr, commandez-le si ça vous tente : il fait en outre un excellent repose-tasse à café ou repose-verre à bière. Pour 9,90€, c’est une affaire.

Image blog

découvrir le livre

Le reste de mon existence estivale en quelques chiffres :
64, département de relocalisation du Morning Challenge pour l’été
27 chapitres relus, retouchés et mis en page pour sortir ce livre
48 heures travaillées en août (ouais, faut pas pousser)
3 800 euros dépensés (pas de RTT ni de CP pour le chéquier…)
7 pré-commandes aoûtiennes sur mon site The Morning Company

Très belle semaine à tous, et à la semaine prochaine !

PS : n’oubliez pas – si vous aimez, partagez !