Post - A quel moment je vais trop loin 2

Hors de question. Impossible.

Je refuse tout net.

Je ne veux pas finir comme ça. Pas comme les JO Paris 2012.

Un super produit, une belle marque,… mais un peu trop d’orgueil, ou pas assez de niack. Et un échec patent à la clé.

Non, je ne veux pas de ça pour The Morning Company. Bon, en même temps, personne de sensé ne veut ça pour sa start-up.

Mais une fois qu’on a dit ça, et qu’on s’est mis le couteau entre les dents, on fait quoi ? Et ben on fait comme souvent : on regarde de l’autre côté de l’Atlantique, pour constater qu’ils ont inventé un mot pour ça : le Growth Hacking. Traduire : utiliser toutes les moyens à sa disposition pour faire grandir/réussir son business.

Et ces moyens, ils sont… plus ou moins bon esprit. Bah oui, comme toujours quand ça vient de l’ouest, le pragmatisme est roi. Reste donc à savoir à quel moment ça va trop loin.

Parce que « Growth hacker » (aka acquérir des clients), c’est un peu comme draguer en soirée. Il y a différentes philosophies :

A. Le Looser magnifique
En soirée : ne parle à personne qu’il ne connait pas. Comme ça au moins, il ne se prend pas de vents. Il fini donc bredouille, mais fier.
En business : poste des contenus sur Facebook et prie très très fort pour que plein de gens tombent dessus.

B. Le Sniper
En soirée : après avoir ciblé ses objectifs, il se débrouille pour entrer en contact avec eux. Même quand ce n’est pas (vraiment) sollicité. Ni toujours bien accueilli.
En business : identifie, grâce aux réseaux sociaux, des clients potentiels qui lui sont inconnus et leur écrit un email / un message personnalisé.

C. Le Gross Hacker
En soirée : ne recule devant rien. Il pense « volume » et multiplie les contacts à outrance. Au risque d’importuner et de laisser un mauvais souvenir.
En business : utilise des algorithmes pour récupérer sur internet des adresses et leur envoyer automatiquement un email.

A chacun, donc, de faire selon ses convictions. Et ses enjeux. Mais ce qui est sûr, c’est que ça demande souvent de sortir de sa zone de confort. Et que ça prend du temps. Beaucoup de temps. D’ailleurs, je vais m’y remettre. Allez hop.

Le reste de ma semaine, en quelques chiffres :
280 partages/likes/retweets pour l’infographie de la semaine dernière : pas mal !
1 stagiaire recherché (community management & co) : vous connaissez qqn ?
12 heures pour appréhender les 1ers leviers de growth hacking. Et c’est pas fini…
6 café /jour en moyenne, soit… un café par problème lié à la production
7 regards intrigués / inquiets au NUMA quand j’ai pris la photo de cet article

Très belle semaine à vous, et à mercredi prochain !