C'est grave docteur ?

J’espère que c’est pas trop grave.

Parce que bon, je sens bien que c’est pas normal. Qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Pas rond du tout, même.

Non, c’est sûr. C’est pas normal d’être aussi irrationnel.

Mes ventes n’explosent pas (… encore?), mes soucis de production ne sont pas terminés et je n’ai encore aucune garantie que cette aventure me mène quelque part où mon compte bancaire aura meilleure mine.

Et pourtant… il me suffit de l’email d’un client heureux, d’une commande reçue ou de quelques likes sur les réseaux sociaux pour que mon moral devienne indestructible pour quelques heures. C’est totalement disproportionné. Limite inquiétant.

Bon, je ne vais pas non plus me plaindre d’être de bonne humeur. Ça serait un peu trop français.

Mais dans le fond, ça m’inquiète un chouille : la bonne humeur, ça ne protège pas des icebergs. Et comme je n’ai pas plus envie que ça que The Morning Company finisse comme le Titanic… Il ne faut pas que cet état m’empêche de déceler les problèmes, et de les corriger au plus vite. Parce qu’un entrepreneur bisounours qui fait faillite, ça reste surtout et avant tout… un entrepreneur qui fait faillite.

Ceci dit, dans la mesure où le moral d’un entrepreneur est à peu près aussi stable qu’un flamby, je ferais bien de profiter de cet EDIE (Excès Disproportionné & Injustifié d’Enthousiasme). On ne sait jamais combien de temps ça va durer.

Le reste de ma semaine, en quelques chiffres :
1 intervention à une chouette table ronde de girlzinweb
15 nouvelles photos sur le site The Morning Company, qui est Noël-ready
150 euros d’investissement « test » en pub sur Facebook / Youtube
3 heures passées à préparer, avec soin, de chouettes commandes
1 boutique référente à Paris qui va très bientôt accueillir Artaban !

Belle semaine à tous, et à mercredi prochain.