Je me sous-exploite
Il faut délicatement placer le produit, puis déposer le pochon.
Ensuite, refermer et faire un joli noeud. C’est important, le noeud.
Avec un ruban ni trop long, ni trop court. Sinon, c’est moche.

Voilà, c’est à peu près tout ce que mon cerveau traite comme information depuis près d’une semaine. Je reçois mes produits, je les place dans leur packaging, je fais des jolis noeuds avec un ruban. Et je recommence. Autant vous dire que j’ai le QI d’un presse-agrumes.

Côté contact humain, ce n’est pas mieux. Je vis reclus avec mes boites et mon ruban. Et comme ni l’un ni l’autre ne rigole à mes blagues… Enfin j’exagère : 3 ou 4 fois par semaine, j’échange quand même un « bonjour » avec la dame du bureau de poste lorsque j’envoie mes commandes. C’est déjà pas si mal.

Ce qui est un peu frustrant, c’est que j’ai l’impression de me sous-exploiter. Bah oui, on peut pas dire que mes compétences et mon temps soient bien utilisés à faire des jolis noeuds (même si je progresse vachement, hein). Mais en même temps, je n’ai pas les moyens de payer quelqu’un pour le faire à ma place, dans les délais impartis.

Bref, l’arbitrage exploitation optimale versus zéro coût a tourné en faveur du second. Mais c’est toujours difficile, en tant qu’entrepreneur, de savoir juger ce qu’il faut déléguer – moyennant finance, et ce qu’il faut faire soi-même.

Heureusement, quand je serai très très riche (ce qui ne saurait tarder), je n’aurai plus ce problème.

Le reste de ma semaine selon la data-science :
10 snoozes au réveil en moyenne, record battu
36 mètres de ruban utilisés
5 commandes annulées à cause de mon système de paiement
1 nouveau système de paiement intégré sur le site
15 000 euros de chiffre d’affaires à faire… en 15 jours
1 super nouvelle : la saison des raclettes est enfin ouverte !

Belle semaine à vous, et à mercredi prochain.