« Thomas, tu n’as encore rien foutu aujourd’hui ! »

C’est toujours la même rengaine. Tous les soirs, j’y ai droit. Et le pire, c’est que je ne peux rien répondre.

Car elle ne discute pas, ma to do list. Elle compte, elle décompte, et à la fin, elle juge sans concession, unilatéralement : 9 nouvelles tâches – 2 tâches accomplies = bilan calamiteux.

Le fait est qu’en matière de to do list, ce n’est pas la taille qui compte. Mais plutôt la capacité à en rester maître. Parce que de temps en temps on a un peu l’impression, comme aurait dit Renaud, que ♫ « c’est pas l’homme qui prend la to do list, c’est la to do list, qui prend l’homme »♫ . Et ben pas cette fois. C’est moi qui décide. Pas elle.

J’ai donc décidé que cette semaine serait une semaine de consultations, de rendez-vous, de discussions et d’échanges au nez (gelé) levé. Même les -3° ambiants de m’arrêteront pas. Et si, à la fin, ma to do list prétend que je ne fais rien, dans le fond, c’est évident, j’avance.

Histoire de dégoter assez vite le ♫ mistral gagnant ♫…

Le mot de la semaine
To do least : décréter que – pour un temps – sa to do list est la dernière des priorités, et en profiter pour multiplier les rendez-vous et les échanges.

Ma semaine en quelques chiffres
4 nouveaux produits en cours de design
13 rendez-vous (et ça fait du bien!)
12 heures (seulement) devant mon ordinateur
1 « interview » dans le dossier de Challenges sur l’entrepreneuriat
1 vente, en 45 secondes, d’un kit de pochoir à toasts à un inconnu

Très belle semaine à vous tous, et à mercredi prochain !