Je n’aime pas ce type, au bar, à côté de moi. Vraiment pas.

M’inspire rien de bon.

Je le connais pas. Jamais parlé. Jamais vu avant. Mais ça n’empêche. Le fait qu’il soit pote avec ce mec que je n’apprécie guère en dit long. Bien trop long.

Hors de question que je passe la moitié de mon demi à discuter avec lui. La bière, c’est trop précieux pour être gâché par des moments médiocres.

Oui, c’est expéditif. Et alors. Evidemment, j’entends d’ici certains penser très fort que je suis un peu extrémiste. Mais ne faites pas les mijaurées. Des procès d’intention, on en fait tous. Tous les jours. Et surtout en tant que consommateur.

Vous imaginez du coup ma perplexité. Comment m’assurer que les fréquentations de The Morning Company sont les bonnes ? Pour se développer, il est impossible de rester dans son coin. Mais dans le même temps, s’associer avec d’autres marques ou initiatives, c’est prendre un risque avec son image. Le risque de subir des procès d’intention injustifiés.

Autant j’avais mesuré l’importance de la création de la marque, autant j’avais sous-estimé celle de sa (re)définition permanente. A chaque association potentielle (distributeur, partenaire, RP…), il me faut évaluer l’impact sur la marque The Morning Company et m’assurer que ses fondamentaux sont préservés ; et notamment ce positionnement haut de gamme souriant.

Et quand j’estime que ce n’est pas le cas, ma réponse est « non, merci ». Et ça arrive souvent. Peut-être trop souvent d’ailleurs. Mais c’est difficile de trouver le bon équilibre entre faire grandir sa marque, et la dénaturer.

Bon, je vais replonger dans mon demi : la réponse est peut-être bien au fond. Qui sait.

Le reste de ma semaine en quelques chiffres.
5 rendez-vous (retour au rythme de croisière)
70 euros dépensés dans les déjeuners… donc beaucoup trop
12 jours avant la sortie d’un nouvel accessoire : faut pas trainer
0 commande reçue aujourd’hui… quelqu’un ?

Bonne semaine à tous, et à mercredi prochain !