Ce genre de choses, ça ne se dit pas, en général. On a peut-être le droit de le penser (et encore?), mais sûrement pas de le dire. Et surtout pas publiquement.

Encore moins quand on est en phase de levée de fonds.

En même temps, si je le pense, et que je m’apprête à vous le dire, c’est que je ne dois pas être le seul à qui ça arrive, non ?

Un entrepreneur, c’est une boule de convictions. Un bulldozer d’enthousiasme. Un rouleau compresseur d’énergie. Et je me reconnais là-dedans. Vraiment. Seulement, avec cette levée de fonds, je dois bien reconnaître que par moments l’idée de « jouer » avec l’argent des autres, ça me fout un chouille les jetons.

Ben oui. Risquer de perdre son argent, c’est une chose. Risquer de perdre l’argent des autres, c’est autre chose. Et il va falloir que je m’habitue à cette autre chose. Pas que je doute de mon projet, hein. Mais seulement, ça fait voir les choses un peu différemment. C’est tout.

En même temps, tous ces investisseurs vont être autant de conseillers, soutiens, sparing partners. Et ça, ça fera sûrement avancer les choses beaucoup plus vite. Les sous aussi, d’ailleurs.

Et sinon, il y a plein de chouettes nouvelles : la première, c’est l’ouverture du 1er magasin éphémère The Morning Company, au 39 galerie Vivienne (75002) du 10 au 18 juin. La seconde, c’est que vous êtes tous invités à y passer pour me rendre visite. Et prendre un petit café, évidemment. What else.

Le reste de ma semaine en quelques chiffres :
4 rendez-vous (c’est moyen…)
2 nouveaux accessoires qui sortent bientôt, wouhou
2 heures de compta pour rattraper les 2 mois de retard
1 chouette email d’une enthousiaste « bénévole »
0 heure de Roland Garros : ça va encore être compliqué cette année

Bon semaine à tous !