Des mois. Voilà des mois que j’essaye de corriger ça.

J’ai plusieurs fois cru que j’y étais arrivé. Que c’était bon. Et puis une seconde d’inattention, une conversation innocente et paf!, c’est la rechute.

Mais ça y est. Aujourd’hui, j’ai réussi. Veni, vidi (enfin bon, comme tous les jours), mais surtout vici. J’ai enfin banni pour de bon « je n’ai pas eu le temps », pour le remplacer par « je n’ai pas pris le temps ».

Bah tiens, j’en vois au fond de la salle qui se disent que je dois vraiment m’emmerder dans la vie pour m’attarder sur un détail pareil. Mais 1) Je m’emmerde franchement pas dans la vie et 2) C’est fou comme il est efficace, ce détail.

Ça à l’air de rien, mais ce petit changement lexical a en effet un impact majeur : il me met face à mes choix en permanence. Je m’explique.

Dire qu’on n’a pas eu le temps, ça ne veut pas dire grand chose – ça veut voudrait dire qu’on ne décide pas du tout de ce qu’on fait du temps qu’on a (parce que c’est un fait scientifique, on a tous du temps). Alors que de dire qu’on n’a pas pris le temps, ça veut dire qu’on a choisi (consciemment ou pas) de ne pas dédier du temps à la chose en question – à tort ou à raison). Et dans les faits, c’est le cas.

Parce que comme dirait l’autre, ne pas faire de choix, c’est déjà faire un choix. Donc tant qu’à faire un choix, autant le faire consciemment. Et je peux vous dire que quand vous devez commencer votre email par « Je n’ai pas pris le temps de… », et ben ça vous rend bien conscient du choix que vous avez fait. Même si c’est le bon.

Bon, allez j’y retourne, parce qu’il faut vraiment que je prenne le temps de faire péter mon chiffre d’affaires.

Le reste de ma semaine en quelques chiffres :
6 rendez-vous, en amélioration
3 pop-up stores visités pour la période de Noël
7 commandes via trois canaux différents
4000 euros investis pour un salon… décisif ?

Bonne semaine à tous, et à mercredi prochain !