» Et vous êtes combien dans ta boîte ?

– Ben, il n’y a que moi.
– Ah bon ? Je pensais que c’était un projet ambitieux. »

Bim. Dans ma face. Et le pire, c’est que le mec qui vient de me claquer ça dans la tronche, c’est le stagiaire d’un de mes amis entrepreneurs. Pas d’excuse générationnelle, donc.

Ben oui, aujourd’hui encore, beaucoup considèrent que c’est le nombre de salariés (enfin parfois de stagiaires, hein) qui fait l’ambition d’une start-up. Qui est le symbole de sa réussite.

C’est marrant, parce que moi je me souhaite plein de succès, mais pas tellement plein de salariés. Oh, attention, j’ai rien contre, hein. Sauf que je trouve sain d’externaliser autant que possible les compétences dont j’ai besoin.

Ça n’a pas que des qualités, mais ça en a au moins deux fondamentales dans ma situation : je gagne du temps (expertise exploitable directement versus formation et montée en compétence) et je maintiens une base de coûts fixes très basse. Sans compter que ça pousse aussi à bien réfléchir chaque projet (coûts directs associés versus coût cachés).

Ça ne veut pas dire qu’avoir des salariés qui rejoignent l’aventure n’est pas épanouissant, énergisant et  enrichissant – au contraire. Seulement il faut que ça soit pour de bonnes raisons – l’égo managérial ou entrepreneurial n’en étant pas une. Et puis, les personnes « extérieures » apportent AUSSI leur pierre à l’édifice The Morning Company.

Et tant pis si je suis parti pour rester longtemps un misérable aux yeux de ce jeune stagiaire, héhé.

Le reste de ma semaine en quelques chiffres :
8 heures avant le lancement de The Morning Météo
124 abonnés au 1er service de météo & bonne humeur
1 TED passionnant découvert (par Amy Cuddy)
3467 euros de factures payées (aaaarhg)
107 euros de chiffres d’affaires (aaargh²)
1680 vues pour la vidéo sur la fabrication d’Hitchcock