Bon, on n’est pas là pour faire dans le pathos. Après 23 mois, 82 articles, 1764 expressos, 78 allongés et 138 bières de vie commune, c’est un chouette moment pour repenser notre relation, non ? Pas de l’arrêter, hein. De toute façon, The Morning Company est loin de s’arrêter : vous saurez donc toujours où me trouver.

Bon, avant tout, commençons par un petit bilan d’étape de cette aventure : ce dont je suis fier, et ce dont je suis moins fier.

1/ Ce dont je ne suis pas fier, et que j’ai appris

Inertie : un an. Il m’a fallu un an avant que je remette sérieusement en cause et améliore ma façon d’appréhender mon travail & de travailler. Je me suis trop reposé sur l’héritage de mes années de salariat (rythme, méthode, moyen) et j’ai perdu du temps et de l’énergie à cause de cela.

Honte : j’ai fait le choix, à la fin de la campagne kisskissbankbank en novembre 2015, d’accepter un risque sur la qualité sur un de mes produits pour tenir les délais de livraison. C’était une grave erreur, que je regrette. Un retard vaut toujours mieux qu’un risque de déception. Enregistré.

 Azimuts : j’ai cru qu’une stratégie de forte communication médiatique tous azimuts suffirait à porter le CA de The Morning Company à elle seule. J’avais tort. Elle y contribue, mais une vraie stratégie de communication ciblée s’impose pour croître plus vite. C’est maintenant ma priorité.

2/ Ce dont je suis fier, et que je revendique

Voyage : j’ai toujours eu peur, avant de me lancer, de me lasser de mes projets. Mais j’ai trouvé avec The Morning Company un projet dont je suis toujours fier et heureux deux ans plus tard : créer une belle marque de luxe souriant, avec des créations tangibles et un engagement envers l’artisanat français. On dit que dans l’entrepreneuriat, le voyage compte plus que la destination : hé ben j’ai bien choisi mon voyage, alors.

Plume : je n’aurais jamais cru que j’allais un jour publier un livre. Mais au delà de cet épiphénomène, j’ai découvert que j’aimais bien écrire, partager et rencontrer. Vous avez été quelques milliers chaque semaine à m’entourer de vos lectures, de vos pensées et parfois de vos messages. Je suis heureux d’avoir réussi à créer ce lien et cet échange avec autant d’entre vous.

Cabane : l’univers du design, de l’artisanat et du luxe ne sont pas des univers que je maitrise initialement. Je suis d’autant plus heureux d’avoir réussi à trouver des fournisseurs de confiance, nouer de belles relations avec eux, et fabriqué des produits que j’ai plaisir à regarder et manipuler. J’ai réussi à bâtir quelque chose. Ce n’est ni un château, ni même encore une maison : c’est une jolie cabane, que je dois faire grandir et solidifier.

Bon, les bilans, c’est bien. Les actions, c’est mieux. Mes priorités des mois à venir : faire péter le CA de The Morning Company à Noël, développer des collaborations avec des marques & blogueurs en 2017 et accélérer (en BtoC) à l’international.

Et puis, en parallèle, continuer mon activité de freelance (formation en personal branding) à temps très partiel – conformément à ma stratégie du double business model (pro vs perso). Pour peser à minima sur les comptes de The Morning Company et nourrir ma créativité.

Pour rester en contact, vous connaissez le(s) chemin(s) (linkedin, email newsletter The Morning Company). Et puis vous pouvez aussi passer me voir à mon pop-up store, 30 galerie Vivienne (75002) du 15 au 23 décembre.

Avant de se quitter et de clore The Morning Challenge, je voudrais vous remercier pour une chose en particulier : merci de m’avoir fait découvrir le pouvoir incroyable d’écrire des choses bienveillantes à un inconnu – chacun de vos messages m’a donné énormément d’énergie et d’enthousiasme.

Hop, on ne va pas quand même pas se quitter sans quelques chiffres :
13 530 minutes passés à écrire pour The Morning Challenge
187 personnes différentes (et inspirantes) rencontrées
37 500 euros d’argent personnel investi à date
0 tachycardie (ouf) malgré les 1 842 cafés ingurgités

Le couteau entre les dents plus que jamais, je vous dis à bientôt.
Vive The Morning Company. Vive le made in France. Et vive la France !

PS : n’hésitez pas à partager un dernier petit coup, si le cœur vous en dit 🙂